À Strasbourg, Anaïs Meyer récolte son safran sur un toit du Port-du-Rhin
À Strasbourg, Anaïs Meyer récolte depuis le 1er octobre 2026 du safran cultivé sur le toit d’un immeuble du Port-du-Rhin. Installée au cinquième étage, sa plantation occupe 1 400 m² dans le quartier Starlette, rue du Port-du-Rhin.
La safranière loue cette toiture de 14 ares à la Ville et à l’Eurométropole depuis juillet 2025. La récolte dure entre quatre et six semaines. Il faut 150 fleurs pour produire un gramme de safran, vendu 35 euros.
Le toit profite du soleil et évacue l’eau, ce qui protège les fleurs des inondations. Les pousses y échappent aussi aux nuisibles, explique Anaïs Meyer. Le crocus n’a pas souffert de la sécheresse de l’été 2026. « Pas besoin d’eau, pas besoin de pesticide », affirme la safranière à propos de sa culture.
Après la cueillette, des travailleurs d’un ESAT de Strasbourg détachent les pistils à la main. Le safran est vendu au gramme sur les marchés ou dans les épiceries, ou transformé en produits alimentaires et cosmétiques commercialisés sous le nom « Safran de Strasbourg ».
Anaïs Meyer cultive le safran depuis 2023, alors qu’elle était professeure. En août 2025, elle exploitait aussi une parcelle de 1 700 m² en plein champ, au nord-est de Strasbourg.
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